Témoignages

Témoignages de personnes

Marie-José (2000)

« Chère Docteur Lénès,
Encore tous mes remerciements pour ce que vous avez fait pour moi. Je vous l’ai déjà dit, vous avez changé ma vie.
Lors de nos premières séances en 2000, j’ai senti que tout mon corps réagissait à cette méthode. J’ai le souvenir d’une séance particulièrement importante lors de laquelle j’ai finalement réussi à parler des agressions sexuelles que j’avais subies enfant (lors du procès l’agresseur, l’époux de ma grand-mère, avait reconnu avoir commencé ses méfaits lorsque j’étais bébé, avant l’âge de marcher :  j’ai marché à 10 mois). Lors de cette séance, les sensations, odeurs, bruits et tous les sens ont été mobilisés. En sortant de votre cabinet mon corps a tremblé pendant près d’une heure. Mon corps était bouleversé, mais je ne pouvais pas dire si c’était positif ou négatif. Puis, la délivrance, un poids était levé comme par magie.
Cela a marqué le début d’une aventure incroyable lors de laquelle j’ai appris, me suis libérée et ai finalement commencé à vivre, alors que j’avais le sentiment de ne faire que survivre avant cela.
Un grand merci d’avoir changé ma vie ! »

Élisabeth (2012)

« J’ai été victime d’un viol par un inconnu. Il m’est tombé dessus à la porte de mon immeuble un soir, il a commencé par m’étrangler et me dire qu’il allait m’égorger. S’ensuivirent 6 heures de viols, de menaces et de discussions sur le palier de l’étage de l’immeuble. J’avais la certitude qu’il pouvait me tuer (ce qui a été confirmé par les psychiatres qui l’ont expertisé et lors du procès, il a été condamné à 30 ans de prison), les viols étaient presque accessoires, ma seule idée était d’en sortir vivante.
Lorsque j’ai porté plainte, j’ai rencontré la psychologue du commissariat qui m’a immédiatement orientée vers le Dr Marie-Claude Lénès. Elle m’a fait faire une échelle de trauma et ensuite un entretien psycho-sensoriel. Cet entretien, durant lequel je lui ai raconté mon calvaire et ceux qui ont suivi ont été d’un bienfait incroyable. J’étais loin d’en espérer autant. Elle m’a expliqué les différents fonctionnements (aussi ceux de l’agresseur), les mécanismes que j’ai mis en place pour m’en sortir et j’ai compris certains de mes comportements qui me semblaient incohérents et difficilement explicables : j’ai laissé mon voisin passer à coté sans rien dire et en demandant à mon agresseur de se rhabiller parce que quelqu’un arrivait, c’est l’exemple le plus parlant. J’avais ainsi le sentiment d’être vraiment comprise et de mieux me connaître. Le chemin parcouru avec le Dr Marie-Claude Lénès m’a aussi permis de sortir du ressenti de l’agression, de ne pas la revivre continuellement, elle m’a « désamorcée », ça enlève un poids énorme pour la suite qui est bien assez difficile comme ça ! Je ne pensais pas que c’était possible ça paraît inconcevable à la plupart des gens, même pour des professionnels amenés à travailler quotidiennement avec des victimes. La psychologue qui m’a « expertisée » dans le cadre de l’instruction 3 mois après les faits ne comprenait pas que je sois aussi peu traumatisée et m’a dit que certaines personnes mettaient 3 ans à faire le même travail. Comme j’ai vu le Dr Marie-Claude Lénès rapidement, son action a été d’autant plus efficace. Je ne comprend pas que la victimologie soit aussi mal connue et reconnue, surtout chez les professionnels. Les idées reçues et les lieux communs sur le viol ont la dent dure, les réactions des victimes peuvent paraître étranges, inappropriées. Les circonstances de mon viol, la personnalité de mon agresseur, ma personnalité non affabulatrice… font que personne n’a jamais mis en cause mon histoire. Je n’ose pas imaginer mon état actuel, si je n’avais pas eu de suivi adéquat et si ça s’était passé après une soirée arrosée avec mon agresseur ou quand j’avais 10 ans avec mon grand-père. »

 

Franck – ce texte est l’intégralité du message reçu. Un extrait est dans le livre, page 246.

Le 18 décembre 2018, soit plus de deux ans après la fin de la prise en charge TPS, j’ai la surprise de recevoir un message de Frank qui me semble illustrer le rôle du thérapeute en tant que figure d’attachement transitoire mais néanmoins déterminante pour l’évolution ultérieure :
« Je vous souhaite de bonnes fêtes en avance parce que je ne voudrais pas avoir le rôle de celui qui répond à ses messages à votre égard. Je vous dois tellement que je ne saurai jamais vous remercier comme je l’aimerai.
Vous êtes la main qui a planté la graine de ce que je suis maintenant. La terre aride qui m’habitait à ce moment là n’a pas résisté à votre science de la vie. Merci encore du fond du cœur pour votre vérité.
Même si je sais que le chemin ne sera jamais totalement recouvert de plantes, les quelques fleurs qui y ont germé sont tournées en votre direction.
Bonne journée
Franck ».

Emma (2021)

Je suis allée consulter le docteur Lénès en raison de divers problèmes que je rencontrais sans parvenir à identifier quel était le point central de mon mal être.
De manière générale, je souffrais d’un très gros manque d’estime et de confiance en moi. J’étais également constamment angoissée, je faisais beaucoup de crises de spasmophilie et j’avais parfois des attaques de panique. Cette situation a durée des années. Je pense que j’étais en quelque sorte habituée à vivre de cette manière.
J’ai rencontré différents psychologues, entrepris différentes thérapies, mais je n’ai jamais senti de véritable changement.
Dès la première séance de psychothérapie avec le Docteur Lénès, lorsque j’ai évoqué avoir été victime d’inceste dans mon enfance, elle m’a fait réaliser à quel point ces évènements avaient eu un effet dévastateur sur ma santé psychique.
À cette époque, il ne s’agissait pour moi, que d’un évènement parmi d’autres que j’avais vécu. J’étais consciente du fait que c’était un problème, mais pas du fait que cela constituait la source principale de mon mal être. Je pense que jusqu’à ce qu’elle l’évoque, je n’étais pas consciente de la gravité de la situation. J’avais comme un voile devant les yeux qui m’empêchait d’identifier précisément la source de mes souffrances qui elles étaient bien présentes et me gâchaient la vie.
Lorsque nous avons commencé la TPS, je ne savais pas où je me dirigeais. J’avais fait des séances de Eye Movement Desensitization and Reprocessing (EMDR) qui n’avaient pas eu d’impact durable sur mon état de santé. J’ai très vite réalisé que ce serait difficile, car pour la première fois, j’allais affronter ce mal être qui me hantait depuis tant d’années.
Ce qui m’a permis d’aller jusqu’au bout, c’est le fait d’être accompagnée par le docteur Lénès pendant ces séances. Je sentais que chaque question qu’elle me posait était soigneusement réfléchie. Je lui faisais entièrement confiance et pouvais donc partir explorer les recoins les plus sombres de ma mémoire, car elle était avec moi. Sans elle, je n’aurais pas pu aller affronter ces souvenirs. J’avais l’impression d’être dans le noir, de ne pas savoir sur quoi j’allais tomber, mais elle était toujours là pour veiller à ce que je ne sois pas blessée et que je sois toujours en sécurité.
Un moment particulier m’a marqué. Un jour lors de la troisième ou quatrième séance de TPS, j’étais désemparée, car je doutais de la réalité de ce qui m’était arrivé. Dans la mesure où mon cerveau a occulté les évènements traumatisants qui se sont déroulés, j’avais (et j’ai encore) des difficultés à m’en souvenir. Pourtant, mes sens ne mentaient pas et étaient constamment sollicités. C’est à travers les sensations corporelles que je ressentais, et notamment le toucher que je pouvais me rappeler de ce qui s’était passé.
Quand j’ai dit au docteur Lénès que je doutais, car je ne parvenais pas à me souvenir de ce qui s’était passé lorsque j’étais enfant, elle m’a répondu que tout ce que je ressentais
physiquement, je ne l’inventais pas, c’était bien réel.
Je pense que c’est un bon exemple pour décrire ce qu’est la TPS. C’est à l’aide de nos sens que l’on parvient à identifier quelque chose que notre cerveau a volontairement effacé de notre mémoire. C’est tellement simple et complexe dans le même temps.
C’est à partir de ce moment que j’ai réalisé que je devais me réapproprier mon corps et écouter ce qu’il avait à me dire, car c’est là que je trouverais les réponses et la voie de la guérison.
C’était étrange et déroutant au départ, car tout est revenu. Des images, des sons, des
sensations sur ma peau…
Cette période a été difficile pour moi, mais sans cela, je ne serai pas arrivé à digérer ces
souvenirs bloqués dans ma mémoire traumatique.
Au fil des semaines, j’ai commencé à me sentir plus apaisée et tout prenait enfin son sens.
J’ai tout compris. Tout s’est expliqué. J’ai compris pourquoi j’étais constamment en hyper
vigilance, pourquoi j’étais tout le temps angoissée et apeurée. J’avais peur de tout, qu’on me
fasse du mal notamment.
Ce qui est assez incroyable c’est qu’au moment où je faisais ma thérapie, beaucoup de
conduites addictives (sucre, cigarette) sont parties, tout naturellement.
J’ai compris que j’étais une personne à part entière et au demeurant assez forte pour affronter tout ça.
Le constat après la TPS c’est que ma vie a totalement changé. Ces mots peuvent paraître assez abstraits, je l’entends, mais je ne peux pas trouver d’autres termes pour décrire les effets de la TPS sur moi. C’est assez difficile à décrire tellement c’est naturel. Pour donner une image, je dirais que ma vie est passée du noir et blanc à une version colorée et beaucoup plus belle. Je suis dans l’instant présent, je n’ai plus à fuir. C’est très agréable, j’ai l’impression d’être entière.
Aujourd’hui je ne dis pas que tout est facile, loin de là. Mes blessures doivent cicatriser et cela prendra du temps, mais la TPS m’a aidée débloquer ces souvenirs traumatisants afin de les affronter et enfin les laisser derrière moi. J’ai l’impression d’avoir chassé un fantôme qui me hantait depuis des années.
Ce fantôme pour qu’il parte, il suffisait que je le regarde dans les yeux et que je lui dise que je n’avais plus peur de lui, que tout était terminé. La TPS m’a permis de l’affronter et de le chasser.
Je tiens à remercier du fond du cœur le Docteur Lénès pour sa bienveillance et son humanité.
Il y a des rencontres qui peuvent changer une vie et la sienne en fait partie.


Témoignages de praticiens

Angélique Dijoux
(Formation TPS, La Réunion, 2016)

« Bonjour,
Étant donné qu’à la fin de la formation nous sommes partis un peu précipitamment je n’ai pas eu le temps de vous remercier et il me semble nécessaire de le faire.

En effet, je remercie le docteur Lénès pour nous avoir partagé son expérience si enrichissante, merci de m’avoir permis de repartir plus confiante dans ma pratique. Merci d’avoir mis en évidence l’importance d’être dans une écoute attentive envers ces personnes victimes, l’importance d’être humble et non dans une posture de professionnel qui détient le savoir. Merci d’avoir été si accessible et prête à répondre à toutes nos questions et nos inquiétudes.
Je suis impatiente de pouvoir lire votre livre ou encore participer à une nouvelle formation plus orientée vers les enfants ou adolescents cette fois-ci. En effet, j’ai de nombreux cas clinique d’enfants, de dessins qui m’interpellent.
 
Merci également de nous faire comprendre qu’on ne doit jamais s’arrêter de se questionner sur notre pratique pour avoir un accompagnement le plus bien-traitant possible. La passion que j’ai pour mon métier est notamment due à des rencontres enrichissantes (enfants, victimes, professionnels) dont vous faites partie.

Merci. »

Géraldine COURBET, éducatrice spécialisée en C.M.P.E.A – St Pierre – La Réunion
(Formation TPS, La Réunion, 2016)
« Bonjour,
C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai suivi cette formation, fort intéressante, sur la Thérapie Psycho Sensorielle.
J’ai pu assez rapidement le mettre en pratique au sein de mon institution (Cmpea), et en constater les effets très bénéfiques sur les patientes ! Je souhaiterai continuer à garder le contact avec vous, et qui sait, vous revoir pour une nouvelle formation l’année prochaine ! Je vous laisse mes coordonnées pour votre site… »